Une auto-stoppeuse est une jeune femme, généralement jolie et court vêtue, qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre épouse.

Woody Allen

aerostop.free.fr

 

Le 15 janvier 2016, la DGAC a rendu public le résultat de ses travaux sur le coavionnage en France. Elle indique notamment que :

  • Les vols en co-avionnage étant proposés à un large public, sans aucune restriction, et à travers une recherche active de passagers par voie de démarchage publicitaire, les passagers rencontrés par le biais des sites internet doivent être considérés comme du « public » et le co-avionnage comme du « transport public ».
  • Le régime du partage de frais a été conçu pour permettre aux pilotes de faire profiter leurs cercles familiaux et amicaux de leur capacité de voler. Il ne couvre pas le cas de mise en relation d'un pilote avec de parfaits inconnus.
  • L'activité de co-avionnage n'est envisageable que dans le cadre structurel du transport public qui impose à son organisateur d'être titulaire d'un certificat de transporteur aérien (CTA) et d'une licence d'exploitation garantissant et intégrant l'ensemble des exigences de sécurité, tant sur le plan de la qualification des pilotes que de la certification et de la maintenance des avions.

Aérostop, le premier site de coavionnage de France (2003), visait justement à mettre en relation des pilotes privés qui proposaient des places libres dans les avions à des passagers qui souhaitaient faire le même trajet.

La prise de position de la DGAC rend cette pratique impossible. Le pilote doit, pour proposer des vols à des "inconnus", mettre en place des garanties identiques à celles de compagnies aériennes. Il est clair que les lobbys des sociétés d'avions taxi ont pesé lourd. Le coavionnage proposé par des pilotes privés, tel qu'aérostop le permettait, totalement assimilable à du covoiturage, n'était pourtant pas une menace pour eux, dont l'activité s'assimile à du taxi collectif. Il est clair aussi que les dérives amenées par des sites de coavionnage qui espéraient gagner de l'argent avec cette activité a aussi été très néfaste.

Ce sont les pilotes privés qui pratiquaient un coavionnage raisonnable, sans appat du gain, parfois pour le simple plaisir de partager leur passion de voler, qui vont payer les pots cassés par ces requins.

La DGAC fait peser sur les sites de coavionnage une charge qu'Aérostop, simple site de mise en relation entre pilotes et passagers, qui ne controlait pas les annonces, entièrement gratuit, qui ne touchait aucun pourcentage sur les vols, et par lequel aucun paiement ne transitait, ne peut assurer :

  • pour offrir aux passagers utilisateurs du coavionnage des garanties suffisantes en matière de sécurité, il faut imposer aux sites de mise en relation un rôle actif dans la gestion de la sécurité et des risques (y compris en matière de sûreté), en s'appuyant sur les mêmes obligations que celles prévues pour le transport public.

Dans ces conditions et en attendant une éventuelle modification de la position de la DGAC, Aérostop interrompt son service. Nous le regrettons profondément et espérons pouvoir réouvrir le site dans l'avenir.

Pétition en ligne

Si vous souhaitez l'existence d'un coavionnage respecteux des réglements et préservant les intérêts légitimes des transporteurs professionnels, signez notre pétition et faites la connaitre.

  L'équipe d'Aérostop
Mars 2016